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Il s’agit pour l’analyse ou

la psychothérapie analytique

de permettre au patient de sortir

du mal-être qu’il éprouve

dans son existence.”

 

 

 

Traitements psychothérapiques des phobies et des troubles obsessionnels compulsifs (T.O.C.)

 

 

Les phobies et les troubles obsessionnels compulsifs peuvent être traités entre autres par :

 

 

Hormis la psychanalyse et la psychothérapie d’inspiration analytique, les autres thérapies sont centrées sur les symptômes. Elles sont particulièrement efficaces si le traumatisme est connu et assez récent, ce qui est souvent le cas des phobies.

 

Ces thérapies sont, la plupart du temps, des démarches individuelles, mais elles peuvent se pratiquer en groupe. Elles reposent sur les théories du conditionnement et de l’apprentissage.

Elles s’adressent essentiellement à ce qui se manifeste comme symptômes : les troubles anxieux, les phobies simples et sociales, les troubles obsessionnels –rituels, vérifications, ruminations-, les crises de panique… Elles visent la disparition du symptôme par la modification du comportement et la transformation des contenus de pensée.

Le thérapeute a un rôle actif, le patient également. Une sorte de « contrat » les lie, le thérapeute s’engageant à faire disparaître les symptômes dans un temps déterminé, une vingtaine de séances environ pendant six mois.

 

Quand le symptôme est invalidant et handicapant, il est très difficile, voire impossible, pour certains patients, notamment pour ceux qui souffrent de TOC, d’entreprendre une psychothérapie analytique, l’espace psychique étant trop envahi par le symptôme.

En revanche, lorsque le symptôme n’est pas trop absorbant, une psychothérapie d’inspiration analytique est préférable. Il faut savoir que la disparition des symptômes n’est pas leur objectif thérapeutique premier. En effet, c’est précisément ce qui est sous-jacent au symptôme qui est le moteur du processus analytique et s’en priver ne peut que rallonger la durée de la cure.

 

Cela étant, s’il arrive qu’un symptôme disparaisse ou s’apaise en tout début de traitement psychothérapique, le patient n’est pas pour autant débarrassé définitivement de celui-ci. En effet, la rechute est à craindre soit par retour du même symptôme, soit par apparition d’un symptôme différent, soit encore par irruption d’un trouble comportemental.

 

La psychothérapie analytique ne cherche pas à traiter le symptôme comme dans un traitement médical somatique ou comme les thérapies dont le but est uniquement le traitement du symptôme. Il s’agit pour l’analyse ou la psychothérapie analytique de permettre au patient de sortir du mal-être qu’il éprouve dans son existence.

Les thérapies comportementales, elles, sont compatibles, dans certains cas, avec un traitement médical spécifique. Les médicaments procurent alors une aide appréciable qui, certes, soulage mais ne résout rien, car ponctuelle.

 

Il est en effet nécessaire, voire indispensable, de traiter les causes inconscientes. Dans ce cas, une double prise en charge psychothérapique et médicamenteuse s’impose. Un autre type de double prise en charge peut être préconisé. Lorsqu’un symptôme persiste et est trop envahissant, une psychothérapie peut être menée conjointement avec une psychothérapie centrée sur le comportement.  Si une telle démarche s’avère nécessaire, elle se fera de préférence en accord avec l’analyste.